Shiatsu Equin et douleurs

shiatsu équin

Le shiatsu : découvreur de douleurs anciennes et cachées

« La douleur n’est jamais négligeable »…
Le shiatsu équin permet de pallier ces douleurs sourdes, que l’on ne voit pas. Observer et écouter son cheval font parti du protocole, cela permet de garder son animal en bonne santé physique et psychologique.

Le shiatsu équin est, donc, une méthode thérapeutique naturelle (au même titre que la réflexologie ou l’ostéopathie) et utilisée de manière préventive ou curative. Le shiatsu équin allie les forces du corps et de l’esprit afin de rétablir la circulation de l’énergie dans le corps. Le praticien shiatsu utilise ses mains et ses doigts pour effectuer des points de pression sur certaines zones très précises du corps appelés les méridiens. Le shiatsu équin permet de débloquer ces zones énergétiques et procure ainsi une détente et une profonde sensation de bien-être sur des douleurs anciennes et souvent cachées, parce que compensées, par le cheval et ces douleurs sont de plusieurs types :

Quand la plus douce des caresses devient douloureuse

L’organisme ne s’habitue pas à la douleur, il s’y sensibilise. Ainsi, même la caresse la plus légère et la plus douce peut, dans certains cas, devenir douloureuse et difficile à supporter.

Ce phénomène découle de la sensibilisation de l’individu à certains signaux. La souffrance ne s’atténue pas avec le temps, elle s’amplifie.

Ainsi, si une douleur est infligée à un animal pendant un certain temps, elle va progressivement devenir plus intense, plus sourde et plus difficile à supporter. L’inflammation des tissus sensibilise encore davantage l’individu.
La douleur engendrée ne sera pas forcément visible de l’extérieur. Car, contrairement à la douleur aigue « qui prend l’animal par surprise, celle-ci perdure, s’installe… l’animal compense et s’adapte à ce changement lent et régulier de son état. Si bien qu’il n’en laisse rien parâtre ou presque…
L’animal réduit ses mouvements, prend davantage son temps pour faire les choses, mange moins, dors plus souvent…

Même un excellent professionnel peut passer à côté d’une douleur chronique car elle ne s’exprime pas selon les critères habituels et nécessite de connaitre les habitudes de l’animal. Le propriétaire est donc le premier à constater un comportement « bizarre » et il est souvent la personne la plus à même de détecter les douleurs chroniques.
La douleur est souvent définie comme chronique quand elle dure plus de 2 semaines.
A partir de ce stade, on peut voir l’apparition d’un état particulier appelé hyperalgésie périphérique. Il existe cependant des variations individuelles qui feront que cet état interviendra plus ou moins tôt.

Derrière le terme d’hyperalgésie périphérique, il faut comprendre « réaction excessive à la douleur d’origine périphérique ». Autrement dit, une douleur, même minime, venant de l’extérieur, sera décuplée et entrainera une réaction disproportionnée de l’animal. Des réactions peuvent même apparaitre avec des stimuli non douloureux.

Un stade qui complique notre vision de la douleur en pratique. En effet, une douleur chronique, en générant une sensibilisation aux autres douleurs, peut provoquer des symptômes aberrants. Ainsi, l’animal peut ressentir une vive douleur à une patte et quand on y regarde, on ne trouve rien de si spectaculaire… voire on ne trouve rien du tout car on cherche une « raison valable » à cette douleur.

C’est aussi le syndrome classique de l’animal qui mord parce qu’on le caresse. Comment penser que cette caresse affectueuse ait pu déclencher un éclair de douleur ?
Les plus consciencieux penseront à une zone douloureuse qui aura été frôlée mais pas à un état interne perturbé ou une inflammation qui évolue depuis longtemps à bas bruit.

La douleur chronique doit être envisagée quand l’animal déclare des réactions disproportionnées de douleur ou en cas de changement de comportement inexpliqué. La cause doit être recherchée dans tout le corps et non seulement sur une zone précise.

La lutte contre la douleur chronique, quelle qu’en soit l’origine, est essentielle au bien-être des animaux. En limitant la douleur chronique, on en limite les effets physiques et psychiques dévastateurs. Ainsi, même une douleur minime, si elle doit durer, devra retenir toute l’attention des propriétaires afin de mettre en place des protocoles permettant de la limiter voire de la supprimer.

La douleur n’est jamais négligeable.

Anne KAEFFER
http://www.techniquesdelevage.fr/
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